dimanche 13 mai 2018

Fête de Jeanne d'Arc !

Les élus et les militants du FN54 étaient bien présents pour fêter la sainte pucelle lorraine, Jeanne d'Arc. Pour que vive le souvenir de celle qui a sauvé la France de l'envahisseur anglais.

jeudi 10 mai 2018

DONALD TRUMP 1, XI JINPING 0 : LES ÉTATS-UNIS EN PASSE DE GAGNER LEUR GUERRE COMMERCIALE ?

« I always win », disait Donald Trump lors de la campagne électorale qui lui a permis de devenir le président des États-Unis. Celui qu’on croyait fou ne serait-il pas un négociateur génial, rodé par des décennies dans l’immobilier new-yorkais ? Dans un tweet, The Donald a déclaré : « La Chine va retirer ses barrières douanières parce que c’est ce qu’il faut faire. Les taxes vont devenir réciproques et un accord sera trouvé sur la propriété intellectuelle. » Après avoir fait monter les enchères, la Maison-Blanche descend donc d’un ton, réaffirmant son amitié à l’endroit du président chinois Xi Jinping.

On nous prédisait une guerre commerciale, elle n’aura peut-être finalement pas lieu ; du moins, pas dans les proportions que pouvaient imaginer les Cassandre. Pour être plus précis, le monde est plongé dans une guerre commerciale généralisée depuis déjà des décennies, comme l’a expliqué Emmanuel Todd au Figaro : « Notre libre-échange, avec la tension structurelle sur la demande, c’est déjà de la guerre commerciale. Donald Trump ne fait qu’inverser les règles du jeu à l’intérieur de cette situation de guerre. Il faut arrêter de faire comme si tout cela n’était pas sérieux seulement parce qu’il s’agit de Donald Trump et que la couleur de ses cheveux ne nous plaît pas ou qu’il n’est pas populaire auprès des acteurs milliardaires d’Hollywood… »

Le déficit commercial américain avec la Chine est colossal, de l’ordre de 375,2 milliards de dollars en 2017. Pour Donald Trump, les pratiques commerciales et monétaires prédatrices et déloyales chinoises, comme la sous-évaluation de sa monnaie, maintes fois dénoncée pendant la campagne, avant que le président américain ne nuance ses propos, en seraient l’une des causes principales.

Premiers promoteurs du libre-échangisme économique à sens unique sur la scène internationale, les États-Unis n’ont jamais rechigné au protectionnisme, par pur pragmatisme – un penchant qui, avec Trump, pourrait bien devenir une habitude. Ce même pragmatisme que nous refusons sous nos latitudes, engoncés que nous sommes dans l’« idéologie sans-frontiériste » de l’Union européenne, qui nous condamne à croire que l’ouverture inconsidérée de nos économies, la suppression de toutes les barrières, y compris celles qui ne font que filtrer, nous garantiraient une sorte de prospérité éternelle, sinon de paix structurée autour de l’harmonie concurrentielle.

Aux États-Unis comme en France, les vingt dernières années ont vu les classes moyennes et populaires se paupériser, l’ascenseur social se bloquer, et des pans entiers des territoires se désindustrialiser et se désertifier – comme l’illustre de façon spectaculaire la hausse de la mortalité des Américains blancs défavorisés (le « white trash », comme s’autorisent encore parfois à dire les bien-pensants d’outre-Atlantique, chez qui l’adulation d’un multiculturalisme à la Terra Nova le dispute au classisme et au racisme anti-blanc), selon une étude d’Angus Deaton, prix Nobel d’économie.


Les périphéries exclues des centres profitant de la mondialisation perdent sur toute la ligne, mais elles font aussi des dégâts collatéraux. En subventionnant leurs exportations pour gagner des parts de marché aux États-Unis, les Chinois ont provoqué des dizaines de milliers de pertes d’emploi dans l’Amérique de la « Rust Belt » qui a plébiscité Donald Trump, où se trouve notamment l’industrie de la sidérurgie. Le libre-échange ne profite pas aux pays qui sont acquis à la doxa, mais à ceux qui trichent. La Chine réussit dans la mondialisation parce qu’elle se protège avec l’outil monétaire et des normes. Idem pour l’Inde de Narendra Modi, qui a augmenté ses droits de douane sur des dizaines de produits de consommation en début d’année, sans que pourtant personne ne s’en émeuve. On le voit avec Donald Trump, du reste, la menace fonctionne. La Chine sait que les États-Unis veulent négocier. Au fond, il n’y a qu’en Europe qu’on se laisse manger la soupe sur la tête. Et si, nous aussi, nous comprenions enfin les règles non écrites de la mondialisation économique ?

Dominique Bilde
http://www.bvoltaire.fr/donald-trump-1-xi-jinping-0-etats-unis-passe-de-gagner-guerre-commerciale/

mercredi 9 mai 2018

Cérémonies du 8 mai

J'ai participé aux cérémonies de commémoration du 8 mai 1945, jour de la capitulation de l'Allemagne et date de la fin de la Seconde Guerre mondiale sur le sol européen. Au côté des alliés britanniques, américains et russes, la France a gagné cette guerre, rompant ainsi avec un cycle entamé en 1914, longue guerre civile européenne qui nous a tant coûté et dont nous continuons encore à subir les funestes conséquences. Chaque année, le 8 mai est férié, afin que nous nous souvenions des horreurs de la guerre.

Dominique Bilde
Députée française au Parlement européen
Conseillère régionale Grand Est




lundi 7 mai 2018

CRISE EN CENTRAFRIQUE : À LA CONQUÊTE DU DIAMANT AU PRIX D’UNE GUERRE CIVILE ?

L’insuffisance de mise en œuvre de mesures adaptées par la RCA, et le trop plein d’intrusions des intervenants internationaux dans l’ensemble du continent africain, nous amènent à anticiper un risque d’aggravation de la vague d’immigration…

Pays de plus de 4,5 millions d’habitants, la Centrafrique (« RCA ») est un pays dont la production de diamants destinés à la haute joaillerie s’établit à environ 500.000 carats bruts par an. Paradoxalement, la RCA reste classée parmi les premiers pays les plus pauvres de la planète. Au surplus, à la suite du renversement en 2013 du président François Bozizé, la RCA a connu un réel bouleversement. La situation très instable s’est aggravée après le départ du président Djotodia, contraint à l’exil en janvier 2014.

Ce chambardement politique a conduit les chrétiens à se constituer en milices connues sous le nom d’anti-balaka, afin de prendre leur revanche suite aux sévices des musulmans de la Séléka. Ce climat a tourné à l’affrontement interreligieux dont l’enjeu est clair : les vainqueurs de ces affrontements auront droit au contrôle des ressources naturelles dont regorge la RCA, notamment les diamants.

Le pays ne parvient plus à sortir de cette spirale de violence, et ce, nonobstant la présence de l’armée française dans le cadre de l’opération Sangaris, qui a pris fin le 31 octobre 2016, ainsi que de la MINUSCA (mission de l’ONU en Centrafrique). En effet, début avril, les forces de sécurité centrafricaines, en accord avec l’ONU, avaient lancé une opération militaire contre les groupes armés du PK5, principal quartier musulman de Bangui, afin de « ramener la paix » dans le quartier.

Le président Touadéra, en fonction depuis mars 2016, a fait appel à la Russie pour ramener l’ordre dans le pays. Cependant, cela n’a pas empêché l’attaque de l’église de Notre-Dame de Fatima le 1er mai dernier, prise d’assaut par des hommes armés musulmans en plein office religieux, dans laquelle étaient rassemblés des centaines de fidèles catholiques pour une messe en hommage à saint Joseph, patron des travailleurs. Le bilan est lourd : au moins 16 morts et 99 blessés (selon la Croix-Rouge centrafricaine). Ce climat « électrique » et ce regain de violences font craindre à beaucoup un embrasement comme la ville n’en a pas connu depuis plusieurs années.

La situation précaire du pays fait de celui-ci une cible évidente pour les pays étrangers, que l’envie de contrôle attire. Il faudra que les autorités centrafricaines redoublent de vigilance afin de conserver leur autonomie. L’attribution de missions claires aux intervenants internationaux parait, dès lors, essentielle. À ce titre, il faudra arrêter la rébellion, retrouver l’intégrité territoriale du pays, ainsi que traduire les chefs rebelles devant la Cour pénale spéciale de Bangui et la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. À ce stade, la RCA va-t-elle tirer son épingle du jeu ?

L’insuffisance de mise en œuvre de mesures adaptées par la RCA et le trop-plein d’intrusions des intervenants internationaux dans l’ensemble du continent africain nous amènent à anticiper un risque d’aggravation de la vague d’immigration d’ores et déjà inquiétante en Europe, en offrant une illusion de « sauveur » à ces peuples. Une solution plus rationnelle serait de soutenir ces pays dans le développement de leurs propres richesses, plutôt que de s’immiscer dans leurs affaires internes et de se substituer aux autorités en place, ce qui ne peut qu’encourager l’immigration.

L’équilibre proposé par ces intervenants étrangers à la majeure partie des pays africains conduit inévitablement à un déséquilibre profond dont les conséquences se répercutent tant au niveau interne africain, par une perte d’indépendance et d’autonomie, qu’au niveau européen, par la hausse de l’arrivée de migrants sur le territoire.

Dominique Bilde pour Boulevard Voltaire
http://www.bvoltaire.fr/crise-centrafrique-a-conquete-diamant-prix-dune-guerre-civile/

samedi 5 mai 2018

Expérimentation animale : mettons fin au scandale !


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Communiqué de presse de Dominique Bilde
Député européen,
Conseiller régional Front National, région Grand Est,
Secrétaire départemental du Front National de Meurthe et Moselle.

Le jeudi 3 mai 2018.
Les yeux irrités, la peau brûlée, affamés ou gavés de substances nocives : près de deux millions d’animaux subiraient ainsi dans le monde des souffrances aussi épouvantables qu’inutiles.
« Dernier recours », c’est en théorie, ce à quoi est circonscrite l’expérimentation animale, autorisée notamment aux termes de la réglementation 1907/2006 sur les substances chimiques. Une règle d’or popularisée par le slogan des « trois R » (réduire, raffiner, remplacer) et en contradiction flagrante avec les estimations initiales, qui chiffraient de 13 à 54 millions le nombre d’animaux sacrifiés sur l’autel de ce règlement, sur toute la période d’expérimentation.
Pire, si REACH a abouti à l’une des plus grandes campagnes d’expérimentation animale au monde, il permet également de contourner l’interdiction établie en 2009 et finalisée en 2013 pour les produits cosmétiques, puisqu’un nombre conséquent de substances concernées sont susceptibles de plusieurs applications.
Une interdiction inopérante à plusieurs titres, au reste, puisque 80 % des pays du monde autorisent toujours, pour les produits cosmétiques, ces pratiques d’un autre âge -et ce alors même que les méthodes de substitution, notamment basées sur des cellules humaines in vitro, les rendent largement superflues. En Chine, l’expérimentation animale est même obligatoire pour l’importation de cosmétiques.
En conformité avec l’article 13 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union européenne, il est désormais urgent de faire rimer actes et paroles en exigeant une interdiction globale de ces pratiques d’un autre âge, ainsi que le respect absolu du bien-être animal, gage du degré de civilisation d’une société humaine.