lundi 18 janvier 2021

Barkhane : les insuffisances du gouvernement Macron au banc des accusés.

 Cinquante : le seuil symbolique des morts des opérations Serval et Barkhane aura été atteint après la disparition du sergent Yvonne Huynh et du brigadier Loïc Risser. Quelques jours auparavant, trois autres militaires, tous issus du premier régiment de chasseurs de Thierville-sur-Meuse, avaient connu le même sort. Tous ont succombé à la suite de l’activation d’engins explosifs au passage de leurs véhicules.

Des « méthodes pernicieuses de guérilla » que le ministre des Armées Florence Parly feignait de découvrir, lundi 4 janvier, dans les colonnes du Parisien. Et d’évoquer une réduction probable des effectifs de Barkhane, actuellement établis à 5 100 hommes.

Ce n’est pourtant pas faute d’avoir engrangé des succès décisifs. En témoigne la liquidation du chef local d’Al Qaïda Abdelmalek Droukdal ou encore d’une cinquantaine de djihadistes fin octobre, au prix de combats achevés « au sol ».

Mais, sillonnant une immensité désertique de presque cinq millions de kilomètres carrés, Barkhane ne peut guère compter que sur elle-même, ainsi que sur les armées africaines du G5 Sahel, également durement éprouvées. Au point que le président tchadien Idriss Déby Itno se déclarait en avril prêt à jeter l’éponge.

En effet, en dépit des rodomontades sur « l’Europe de la défense », l’Allemagne rechigne toujours à voir ses soldats participer aux opérations antiterroristes, tandis que l’Union européenne ergote sans fin sur l’aide matérielle à fournir aux armées africaines : sur le fondement de querelles d’Allemand juridiques, il semblerait bien que ces dernières doivent se contenter d’équipement « non létal ». Leurs soldats apprécieront !

L’Union a certes organisé le sommet de Bruxelles en 2018, mais les promesses de dons ont tardé à devenir réalité. Bref, comme l’illustre le lancement en demi-teinte de sa force spéciale Takuba, la France pourrait presque compter ses alliés européens sur les doigts d’une seule main.

Quant aux États-Unis, indispensables dans le domaine de la surveillance, notamment via leur base nigérienne de drones à Agadez, ils ont soufflé le chaud et le froid sur la pérennité de leur soutien.

Ces observations ne sauraient toutefois exonérer la France de toute critique. Sur son manque de leadership d’abord, flagrant au regard de la désinvolture avec laquelle les autorités maliennes imposaient à Paris des négociations avec certains groupes djihadistes, idée initialement rejetée par la France et que celle-ci fait aujourd’hui mine de reprendre en partie à son compte. Sur sa communication désastreuse ensuite, couronnée par son impopularité grandissante au Mali contre laquelle Emmanuel Macron tempêtait en vain lors du sommet de Pau.

Mais le plus impardonnable, c’est d’avoir consenti à la libération de deux cents djihadistes pour les beaux yeux de la citoyenne Pétronin.

Camouflet vis-à-vis de nos troupes, dont le sacrifice s’en trouve galvaudé, ce scandale minera durablement la crédibilité de la France à l’égard de ses partenaires africains.

D’autant plus que le 28 décembre dernier, l’Algérie enfonçait le clou en annonçant avoir mis la main sur « la somme de 80 000 euros » lors de la destruction de cinq casemates terroristes. Soit la première tranche, selon elle, de la rançon qui aurait été versée lors de l’affaire susvisée. Et le Premier ministre algérien de fustiger « des transferts, au profit de groupes terroristes, de fonds colossaux » … Quelle que soit la véracité de ces allégations, on aurait du mal à le contredire sur le fond de son propos.

« Tout est perdu fors l’honneur », écrivait en substance François Ier à sa mère aux lendemains de la défaite de Pavie. Entre incohérence, atermoiements et cynisme, c’est au contraire l’honneur et la réputation de la France qu’Emmanuel Macron compromet cette fois, en dépit de l’inébranlable courage et de la détermination de nos troupes, largement victorieuses sur le terrain.

mercredi 30 décembre 2020

Il vient une heure où protester ne suffit plus : après la philosophie, il faut l’action (Victor Hugo)

 Si les experts en tout genre ont joué un rôle inédit cette année en raison de la crise sanitaire, il faut bien admettre qu’en matière de sécurité, il n’y a pas de raison d’obliger les Français à se confiner ! Au vu de la détérioration de la situation, c’est pourtant ce que le gouvernement finira par conseiller, faute de pouvoir endiguer la montée des violences !

En effet, les événements de cette année nous rappellent une fois de plus que la stabilité de notre pays est de plus en plus menacée. La décapitation de Samuel Paty, la mort d’Axelle Dorier trainée sur 800 mètres, l’attaque à la machette près des locaux de Charlie Hebdo ou le tabassage du chauffeur de bus Philippe Monguillot, sont de bien tristes exemples qui auront marqué l’actualité.

Un massacre en chasse un autre, sans qu’on ait la possibilité de changer le cours des choses.

Alors que l’agenda porté par l’extrême-gauche – et repris par l’ensemble de la caste politique – tend à nous imposer les mots de « racisme systémique », de « quotas raciaux », de « neutralité inclusive » en tentant de faire apparaître le voile islamique çà et là, les Français subissent impuissants les attentats et les heurts intercommunautaires comme ceux qui virent s’affronter les Turcs et les Arméniens dans l’Isère ou à Dijon.

Ces faits, dont le gouvernement ne semble pas encore mesurer la gravité, nous permettent en réalité de dresser un constat très différent de ces illusions d’optique imposées dans le débat public par le gauchisme institutionnel.

Pendant que le sang coule dans nos rues, trop nombreux sont les donneurs de leçons médiatiques qui font la morale aux Français sur leur Histoire qu’il faudrait expurger de ce qui déplaît, alors que c’est de l’avenir dont il faut désormais parler !

En nous vendant le rêve multiculturaliste et le fumeux « vivre-ensemble », nos élites jettent la France dans l’affrontement généralisé.

Nous alertions déjà sur les risques de « séparation » avant qu’Emmanuel Macron ne fasse semblant de lutter contre le « séparatisme » qu’il avait d’ailleurs toujours refusé de voir avant.

Nous alertons maintenant sur les affrontements entre des cultures. Entre des civilisations même, en plein cœur du territoire français.

À force de ne plus intégrer personne à la République, c’est la France qui se désintègre. 

– Les Français vont-ils être obligés de rester cloîtré chez eux pendant que des peuples étrangers règlent leurs comptes chez nous ?

– Les Français ont-ils vocation à être les seuls à prêcher le vivre-ensemble alors que les Turcs, les Tchétchènes, les Algériens vivent les uns contre les autres ?

– Les Français sont-ils condamnés à lire les horreurs dans la presse sans avoir le droit de dire « stop » ? Condamnés à voir leurs professeurs et leur jeunesse se faire massacrer impunément ? Condamnés à faire le deuil de leur liberté d’expression ?

Nous le refusons !

Il faut réduire drastiquement l’immigration, en finir avec le laxisme et renvoyer tous les fauteurs de troubles !

2021 doit être l’année de cette action. 

2022 Français réveillez-vous !

vendredi 18 décembre 2020

Francophonie: une certaine idée de la laïcité !

 Cette semaine, c’est le Premier ministre du Québec, François Legault (du parti de droite Coalition Avenir Québec) qui s’est retrouvé sous l’œil des critiques par les organisations de gauche et les associations militantes actives aussi en France. En cause : la loi sur la laïcité de l’État promulguée en juin 2019, est aujourd’hui menacée au nom des concepts fumeux tels que celui de « racisme systémique ».

De quoi s’agit-il ?

La loi sur la laïcité de l’État, également appelée « loi 21 » a pour objectif principal de supprimer les signes religieux (ostentatoires ou non) pour les employés de l’État en « situation d’autorité » ainsi qu’aux enseignants du réseau scolaire public. Afin de ne pas froisser les employés portant une kippa, un foulard islamique ou une croix autour du cou, l’Assemblée nationale du Québec y avait même inclus une clause permettant à ceux qui portaient jusque-là un tel signe de le garder. La loi n’avait donc pas d’effets rétroactifs.

En dépit du bon sens et d’une majorité parlementaire pour la voter, voici que ce texte est aujourd’hui dans le viseur des associations de gauche. Celles-ci s’apprêteraient à saisir le tribunal pour contester cette loi « discriminatoire et raciste » selon leurs mots. En somme, ils prévoient de contourner le suffrage universel et la démocratie parlementaire pour faire valoir leurs arguments par d’autres moyens : ceux du pouvoir judiciaire. 

Quelles leçons pour nous en France ? 

Tout d’abord, alors que notre modèle républicain se trouve dans la tourmente à l’heure où nous sommes cernés par le politiquement correct, cette affaire québécoise a tout pour nous inquiéter. La réduction du principe de laïcité à un système d’oppression pour les minorités illustre à merveille l’état de pourrissement de notre société. En inversant le sens des mots, la gauche offre une chance inédite à l’islam politique d’avancer à grands pas pour imposer le voile islamique dans nos contrées.

Ensuite, c’est le contournement de la volonté populaire par les juges dont il s’agit. Faisant fi du résultat des élections, l’extrême-gauche qui jadis luttait contre l’État, use désormais de sa justice pour faire plier la majorité. En faisant la loi à la place d’un Parlement ou en orientant à ce point les décisions d’un gouvernement, la justice est-elle encore dans son rôle ?

Enfin, cette affaire permet de nous rappeler qu’une langue n’est pas seulement un moyen de communication, mais une vision du monde avec des valeurs. La langue française parlée de l’autre côté de l’Atlantique ne fait pas exception à la règle ! Le Québec, îlot francophone d’Amérique, nous rappelle que les liens avec la France sont forts. Il nous rappelle surtout que la laïcité est un bien commun à défendre. À cet égard, les chiffres sont révélateurs : 74% des Québécois francophones sont en faveur de ce texte contre 43% pour leurs compatriotes anglophones. Parler d’un modèle anglo-saxon du multiculturalisme prend tout son sens quand on voit la fracture que le mot « laïcité » peut avoir au cœur même de la « Belle Province ».

Ce sont là trois leçons qui nous incitent à observer l’issue de ce bras de fer avec beaucoup d’attention.

Gens du pays, c’est votre tour ! 

Français, réveillez-vous !

mercredi 9 décembre 2020

Ils licencient les héros de la crise sanitaire !

 Il est déjà loin le temps des « héros du quotidien ».

En septembre dernier, le groupe Auchan annonçait avec fracas la suppression de plus de 1000 emplois. Un coup de tonnerre pour les salariés du secteur qui savent pourtant mieux que quiconque que la grande distribution est entrée en crise. Cette semaine encore, nous apprenions qu’une trentaine de postes vont passer à la trappe en Moselle ainsi qu’une quinzaine de plus dans la métropole de Nancy.

Durant les premières semaines de la crise sanitaire, tout le monde était d’accord pour revaloriser ces métiers essentiels qui se sont retrouvés en première ligne. Loin de ces belles promesses, voici que désormais, il faudrait voir ces hommes et ces femmes dévoués perdre leur poste ?

Cette façon de les remercier est indécente !

Plus inquiétant encore, ces licenciements ne sont qu’un début. Depuis son essor dans les années soixante, la grande distribution a grandi en bénéficiant de taux de croissance impressionnants et en sacrifiant, au passage, la qualité des produits ou le respect des producteurs. Forts de leur mainmise totale sur le marché, les six grands groupes français stagnent désormais depuis peu, se voyant obligés de remettre en question un certain nombre de leurs certitudes.

Ce marché qui engage plus d’un million de personnes en France (dont 630 000 dans la grande distribution alimentaire) est menacé. En 2016, une étude de l’Institut Roland Berger prédisait que la France devrait y perdre « près de 225 000 emplois directs, et presque autant d’indirects en l’espace de 10 ans ».

Au carrefour de toutes les transformations, la grande distribution subit non seulement la concurrence des plateformes numériques, mais également la robotisation qui a un impact important sur l’emploi dans le secteur.

C’est sans compter sur la baisse de fréquentation des hypermarchés (- 2,5% rien qu’en 2018) qui démontre la volonté des Français de revenir vers des structures à taille plus humaine. De plus, en mettant la pression maximale sur leurs employés, la grande distribution a négligé l’importance du service client, accentuant encore davantage le problème.

Quoi de mieux qu’un retour des petits commerces dans nos centres-villes et dans nos villages pour accompagner cette transition, et surtout pour créer de nombreux emplois? Loin des simples effets d’annonce, ce ré-enracinement du commerce de

proximité et la renaissance du tissu économique doivent être une priorité dans les années à venir.

En 2017, Marine Le Pen proposait de libérer l’accès au crédit pour les petites et très petites entreprises grâce à des taux préférentiels sous la supervision de la Banque de France (vidée de ses prérogatives par l’anonyme Banque centrale européenne). Ces plans qui visent à soutenir l’économie réelle valent bien mieux que les milliards jetés à fond perdu dans des programmes européens inutiles.

Surtout, nous devons inciter les salariés victimes des liquidations abusives à reprendre le contrôle de leurs moyens de production en constituant des sociétés coopératives (SCOP) et ainsi garantir la pérennité de certaines affaires.

À l’opposé des immenses structures déshumanisées que les pouvoirs publics ont scandaleusement aidées, nous devons favoriser une transition économique enracinée, locale et respectueuse du mode de vie à la française !

Ne ratons pas cette belle occasion de revenir à l’essentiel.

Soyons à la hauteur, pour une fois !