samedi 13 janvier 2018

jeudi 11 janvier 2018

Ascométal en redressement judicaire : un autre exemple de la désindustrialisation française

La sidérurgie lorraine est une filière menacée. Dernier exemple en date : Ascométal, placée en redressement judiciaire depuis le 22 novembre dernier.  Avant de rentrer dans le vif du sujet, il convient de regarder dans le rétroviseur. En 2014, Ascométal était reprise par Frank Supplisson, suite à une décision du tribunal de commerce de Nanterre. Ce fleuron de l’industrie française avait donc déjà été placé en redressement judiciaire. Attendu comme le messie, Frank Supplisson bénéficiait alors d’articles de presse élogieux, notamment dans Les Echos qui rapportaient le parcours de cet ancien directeur de cabinet d’Eric Besson (au ministère de l’immigration puis à Bercy), en des termes qui ne faisaient pas mystère d’une certaine connivence. Ses proches confiaient au quotidien d’information économique que l’homme était un « bulldozer », un homme d’affaires « pugnace », « féroce », « ultra-perfectionniste ». « dur » ou encore « ambitieux ».


Las, le bulldozer s’est changé en mini-pelle. Et pourtant, tout avait bien commencé pour Frank Supplisson qui, par son entregent et ses relations, avait su obtenir une aide de l’Etat d’un montant total de 35 millions d’euros, dont 3 millions d’euros de la région Lorraine en échange du transfert du siège d’Asco Industries de Paris à Hagondage t ! À peine un peu plus de trois ans plus tard, Ascométal était de nouveau placée en redressement judiciaire ! Un cauchemar pour les 1415 salariés du groupe, parmi lesquels 580 Lorrains répartis à Hagondage et à Custines. Quel avenir pour Ascométal ? Trois candidats se sont proposés pour reprendre le groupe : les espagnols de Sidenor, les suisses Schmolz-et-Bickenbach et l’anglo-indien Liberty-Steel. À tous, l’Etat proposera d’importantes subventions, faute de quoi les repreneurs renonceraient. Un comble ! Pas une seule offre française ! Les restructurations entraineront évidemment des pertes d’emplois. Que faire pour maintenir les emplois et conserver ce secteur stratégique ? Aussi simple à comprendre que difficile à mettre en œuvre par des politiciens qui manquent de courage : instaurer un minimum de barrières, un minimum de protectionnisme et sortir de la spirale de l’immédiateté. C’est ce que font toutes les grandes puissances mondiales, des Etats-Unis à la Chine, en passant aujourd’hui pour la Grande-Bretagne. Qu’attendons-nous pour nous protéger comme eux le font déjà ?

mardi 9 janvier 2018

AUGMENTATION DU COÛT DU STATIONNEMENT : COUP DE GRÂCE POUR NOS CENTRES-VILLES MORIBONDS ?


Le remplacement de l’amende de stationnement de dix-sept euros par un « forfait d’occupation du domaine public » pouvant aller jusqu’à soixante euros est une bonne nouvelle en trompe-l’œil pour les communes françaises, prises à la gorge par la baisse inexorable des dotations de l’État et la suppression de la taxe d’habitation pour 2020. Et celles qui, comme Strasbourg ou Mulhouse, se sont d’ores et déjà engouffrées dans la brèche en adoptant des tarifs compris entre trente et quarante euros risquent de déchanter rapidement. 
En effet, ce haro sur les automobilistes sera probablement le coup de grâce pour les commerces de centre-ville déjà moribonds. Le lien entre leur fréquentation et le stationnement est évident, comme l’est la concurrence impitoyable avec les enseignes de grande distribution qui disposent, quant à elles, souvent de vastes parkings gratuits. 
En 2017, un rapport de l’Institut pour la ville et le commerce mettait en évidence la désaffection grandissante des centres-villes urbains. Ainsi, le taux de vacance commerciale y atteignait 11,3 % dans les villes de plus de 25.000 habitants, dépassant le seuil critique de 5 %.
Pire : alors qu’en 2001, 40 % des villes de plus de 25.000 habitants connaissaient une situation plus favorable à la moyenne, elles n’étaient plus que 7 % en 2016. À l’inverse, 60 % des villes sont dans une situation très défavorable en 2016, contre seulement 10 % en 2001.
À qui la faute ? Le travail de sape du e-commerce et des grandes surfaces n’est, bien sûr, pas étranger à ce bouleversement, dont il est loin d’être avéré que les retombées soient positives pour l’ensemble de la population.
En matière d’urbanisme, d’abord : moins rentable, la grande distribution est ainsi plus consommatrice d’espaces de vente puisque, pour le même chiffre d’affaires, il lui faut deux fois plus de surface que pour le commerce de proximité. L’emploi n’est, d’ailleurs, pas non plus au rendez-vous : Éric Zemmour rappelait ainsi, à juste titre, dans Le Suicide français, que pour un emploi créé par la grande distribution, ce sont trois à cinq emplois liés au commerce de proximité qui disparaissent. Encore la grande distribution ne propose-t-elle plus guère que des conditions de travail précaires, dominées par des horaires instables et du temps partiel imposé.
On pourrait espérer que ce constat alarmant serve de fil d’Ariane aux orientations urbanistiques de nos dirigeants éclairés. Il n’est est rien.
Dans la région Grand Est, qui compte la plus forte concentration de cellules commerciales en France, ce ne sont pas moins de deux nouveaux centres commerciaux qui devraient voir le jour cette année, dans la foulée de l’ouverture du complexe messin de « Muse » de 80.000 mètres carrés. Pendant ce temps, 80 cafés et bistrots mettent la clef sous la porte chaque année en Meurthe-et-Moselle, contribuant à la désagrégation du lien social dans tant de villes et villages.
Le commerce de centre-ville est-il, pour autant, condamné à disparaître ? Redresser la barre n’est peut-être pas impossible, pour peu que l’on accorde enfin aux acteurs locaux, au premier chef desquels figure le maire, de véritables leviers d’action.
Pris en étau entre des voies d’actions légales limitées et le rétrécissement de leur marge de manœuvre budgétaire nécessaire pour, notamment, préempter, acquérir ou subventionner des locaux commerciaux, les maires des petites et moyennes communes doivent en effet enfin reprendre la main sur l’aménagement de leur territoire urbain et périurbain. Il s’agit d’un enjeu de civilisation, à l’heure où l’hégémonie des grandes surfaces sans âme érode chaque jour un peu plus le lien social, affectif et presque charnel qui unit les Français aux cœurs urbains historiques.



http://www.bvoltaire.fr/augmentation-cout-stationnement-coup-de-grace-nos-centres-villes-moribonds/

LA POLITIQUE CULTURELLE DE L’UNION EUROPÉENNE AU SERVICE DES MIGRANTS

`Lors de la dernière réunion de la commission culture du Parlement européen nous ont été présentées trois analyses sur la politique culturelle de l’Union européenne à l’égard des réfugiés. Débordant de compassion humanitaire, elles font toutes le même constat : les projets doivent être au service du bien-être des réfugiés et non de leur intégration. Car les politiques d’intégration, avec leur « approche autoritaire, descendante et stigmatisante », auraient tout du retour aux pratiques coloniales, imposant aux réfugiés ce qu’ils doivent être. Il ne faudrait donc plus intégrer mais inclure, c’est-à-dire faire une place. La société ne serait plus un tout cohérent qu’il faudrait chercher à préserver mais le lieu d’un dialogue interculturel. On ne devrait plus les aider à rejoindre la société mais viser leur autonomie.
 
D’après ces trois analyses, la crise des réfugiés n’est pas une crise sociale et sécuritaire à laquelle doit faire face l’Europe. Il s’agirait seulement d’une crise dont sont victimes les migrants. Ces derniers sont forcément des traumatisés. Toute politique à leur égard devrait donc viser à rétablir leur bien-être et leur confiance en eux-mêmes. Les projets culturels financés par l’Union européenne à l’égard des migrants doivent alors « être le lieu de commémoration et de lamentation ».
 
Selon ces études, la société comme communauté n’existe donc tout simplement pas. Il n’y aurait que des individus avec des droits. Le migrant aurait donc autant de droits que les nationaux, d’où l’obligation de prendre soin de lui, de son bien-être, de favoriser son autonomie. C’est le mythe du libéralisme : il n’y a que des libertés et le rêve d’émancipation individuelle. Logiquement est affirmé qu’« [il] n’y aura pas de futur sans diversité ».
 
La crise migratoire actuelle ne serait pas sécuritaire mais seulement humanitaire : « le véritable état d’urgence est par conséquent le manque d’accès pour les réfugiés à leurs droits humains fondamentaux ». Il faudrait donc lutter contre toutes ces politiques qui pensent qu’un risque pèse sur la cohésion sociale et la sécurité : « Des dispositifs devraient être développés pour établir que les réfugiés ne sont pas un danger pour le bien-être, la culture et l’identité des populations d’accueil. »
 
Et ce combat commence – c’est à la mode – par le langage. Conscient que le terme multiculturalisme ne fait plus aussi bien recette, on parlera désormais d’interculturalisme ou de transculturalisme. Mais, surtout, il ne faudra plus distinguer entre migrant légal et migrant illégal car « le terme “illégal ” ne devrait plus être utilisé pour décrire une personne ». Il ne faudra d’ailleurs pas dire « migrant », trop stigmatisant, mais tout rassembler sous le terme de « réfugié », quel que soit le statut, le mode d’arrivée ou l’origine, tant que l’on vient d’un pays « en crise ». Et même ce terme devra être supprimé : il faut « faire référence aux réfugiés comme “nouveaux Européens” ».
 
Orwell qui, dans 1984, a imaginé le novlangue, cette réduction du langage pour qu’il ne soit plus possible de dire le réel, n’aurait pas fait mieux !


http://www.bvoltaire.fr/politique-culturelle-de-lunion-europeenne-service-migrants/

Bonne année 2018 aux militant du FN 54 !



Je vous souhaite à toutes et tous une bonne et heureuse année 2018. Une année de renouveau pour le Front national, toujours debout pour vous défendre et protéger les français !

lundi 25 décembre 2017

Joyeux Noël !



Je vous souhaite un joyeux et saint Noël, à vous et à vos familles ! Bien plus qu'une simple tradition, Noël est le jour de la naissance du Christ, moment que ce système consumériste voudrait que nous oubliions.

jeudi 21 décembre 2017

Brexit : un catastrophisme européen en forme de désinformation

Souvenez-vous : c’était en septembre de cette année, Benjamin Griveaux flambait à la City de Londres pour vanter les atouts de la place financière de Paris. Un objectif louable, certes. Mais derrière les promesses et les roulements d’épaule du requin du gouvernement Macron, pas grand-chose d’autre que du vent. L’événement était médiatisé, savamment mis en scène pour servir l’habile communication à laquelle l’exécutif « en marche » nous a habitués : entretiens divers avec des responsables d’institutions financières, rencontre avec des entrepreneurs français du secteur financier, déjeuner avec des investisseurs institutionnels, interviews sur les télés Sky News, puis sur la BBC, échanges avec la presse britannique et avec la communauté française, etc.
Bref, le grand jeu, la parade du paon pour attirer ceux qu’il convient désormais d’appeler les « brefugees ». Mais, au juste, qui sont ces réfugiés économiques qui fuient la Grande-Bretagne pour rejoindre la France, baluchon Hermès dans le dos tels des Oliver Twist qui auraient passé leur scolarité à Eton plutôt que dans les rues du Londres malfamé d’autrefois ? Le Financial Times a un début de réponse : pas grand monde ! Dans une enquête publiée mardi 12 décembre, l’exode ne concernerait que 4.600 personnes et non les dizaines de milliers annoncées par quelques fantasques experts favorables à l’Union.
Pis, ces modestes chiffres profiteraient surtout à la Bourse de Francfort, grande rivale de la Bourse parisienne. En réalité, les catastrophistes jouaient à leur jeu favori, qu’on peut résumer en un mot rentré dans le langage courant : désinformation. Les clients des grandes banques britanniques n’ont, en effet, nullement l’intention de déménager, obligeant de fait les employés à rester à la City.
Avant le référendum de sortie de l’Union organisé par David Cameron, avec le résultat que l’on sait à l’arrivée, le PDG de JP Morgan hurlait à qui voulait bien l’entendre qu’il déplacerait 4.000 employés de Londres vers d’autres grandes Bourses européennes. Résultat ? À peine 700 emplois de JP Morgan seront délocalisés d’ici au moins d’avril 2019. Des chiffres comparables sont avancés pour Goldman Sachs ou la HSBC.
Reste néanmoins une inconnue : les négociations du Brexit toujours en cours pourraient concerner les services financiers. Évidemment, en cas d’interdiction d’accès à l’Europe pour les banques installées à Londres, l’exil pourrait être plus massif. Nous en sommes encore bien loin ! En outre, ce courant risque de profiter une fois de plus à Francfort, donc à l’Allemagne, qui a une longueur d’avance sur notre pays. Du moins à l’heure où j’écris ces lignes.
Députée européenne, j’œuvre pour le bien de la France et la vérité. Si nous pouvons attirer des capitaux, je dirais banco. Pas au prix de mensonges sur les conséquences du Brexit tendant à discréditer l’éventualité que la France renégocie les traités qui la lient à l’Union européenne. Pas en cautionnant la publicité infondée que se fait un gouvernement prompt à s’attribuer des victoires qui n’en sont pas.


http://www.bvoltaire.fr/brexit-catastrophisme-europeen-forme-de-desinformation/