mardi 18 juillet 2017

Communiqué : Quand le marché rend les jeunes imperméables à la culture

C’était l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron. Favoriser l’accès des jeunes à la culture via la mise en place d’un « pass culture ». Octroyé aux jeunes le jour de leurs 18 ans, le dispositif devrait leur permettre de toucher 500 euros destinés à acheter des livres, des places de spectacles, des tickets d’entrée aux musées ou aux monuments historiques. Une mesure populaire, pour ne pas dire « démagogique ».

Comme toujours, Emmanuel Macron est allé chercher l’inspiration à l’étranger. Le faux héro italien des classes populaires, Matteo Renzi, a adopté ce système dès 2016 via un chèque culture de 500 euros. Le problème, c’est que depuis son entrée en vigueur il y a moins de deux ans, ce chèque culture n’aurait séduit que 350.000 jeunes italiens sur 570.000 concernés. Pire, les dysfonctionnements voire les fraudes se succèdent : entre discussions sur les réseaux sociaux permettant la revente des fameux chèques à moitié prix et petits arrangements avec les commerçants du coin qui échangent le précieux sésame contre du liquide, il semblerait que le rêve de Messieurs Macron et Renzi soit devenu réalité : les jeunes européens préfèrent l’argent à Molière, l’euro à Botticelli.
Qui pourrait s’en étonner quand on explique aux jeunes depuis bientôt 30 ans - et encore récemment dans la bouche du candidat Macron -  que la culture nationale n’existe pas ? Que l’argent est l’idole d’une culture universelle et mondialiste, bercée par les « success story » dans lesquelles les personnages phares sont ceux qui connaissent la gloire, la notoriété et l’opulence grâce au vide intellectuel ? Enfin, que peut-on demander de plus à une génération de jeunes jetés en pâture aux loups de la concurrence sauvage et qui s’en sortent par le système D ?
Au pays de Monsieur Macron, tout s’achète, tout se vend. Même l’élévation intellectuelle et culturelle de nos enfants.
Mme Dominique Bilde, Député Français au Parlement Européen

lundi 17 juillet 2017

Fête Nationale à Nancy

En ce 14 Juillet 2017, Dominique Bilde et des adhérents du FN54 étaient présents à Nancy pour célébrer notre Fête Nationale en présence de nos forces de l'ordre qui font un travail exceptionnel tous les jours au service de la France.




lundi 10 juillet 2017

Que nous disent les Français ?

L’enquête « Fractures françaises », réalisée par Ipsos-Steria, menée par Le Monde, la fondation Jean-Jaurès et Sciences Po, se révèle toujours d’un grand intérêt pour comprendre l’état moral des Français, ainsi que les ressorts profonds de leurs choix lors des élections. Quels enseignements politiques pouvons-nous tirer de l’édition 2017 ?
– Si les Français sont toujours désenchantés quant à la vie politique, à ses acteurs et aux institutions, ils semblent l’être dans des proportions moins importantes. Ainsi, à la question « Avez-vous confiance en l’Union européenne ? », ils sont 41 % à répondre oui en 2017, quand ils étaient 27 % en 2016. Idem pour l’Assemblée nationale et les députés, avec respectivement 27 % en 2016 pour 35 % en 2017 et 21 % en 2016 pour 33 % en 2017. Certes, la défiance populaire reste impressionnante, mais elle tend à diminuer. Un effet Macron ? C’est possible. Reste que l’espoir tout relatif suscité par le nouveau Président se heurtera vite au mur des réalités. Pour la question de la construction européenne, notamment, le nouvel exécutif apprendra vite qui commande et pourquoi le fonctionnement de cette institution supranationale est bloqué, paralysé par des intérêts nationaux divergents des nôtres, ce qu’illustre parfaitement la polémique relative au travail détaché qui fait tant de mal à l’emploi hexagonal.
– Pareillement, les Français jugent moins négativement la mondialisation et l’Union européenne. Ils sont 52 % à déclarer que la mondialisation est une « opportunité » en 2017, contre 39 % en 2013. À l’identique, ils sont 58 % à juger que la construction européenne est une « bonne chose » en 2017, alors qu’ils n’étaient que 45 % en 2014. Est-ce à dire que la situation des Français se serait améliorée ? Non, bien évidemment. Toutefois, après une période difficile, marquée par de fortes tensions sociales et l’hyper-terrorisme islamiste, les Français ressentent probablement le besoin de rompre avec la déclinologie ambiante des dernières années. Les électeurs de droite sont, d’ailleurs, plus pessimistes car plus lucides sur les sujets d’identité ou les sujets régaliens. De fait, cependant, la mondialisation est un phénomène historique naturel depuis la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb. La vraie question devrait donc être : Comment la France peut-elle se prémunir des effets pervers qu’entraîne aussi la mondialisation ? Hubert Védrine distingue les « mondialisateurs » des « mondialisés ». C’est précisément ce que nous devrions faire en distinguant les sujets pour lesquels une gouvernance internationale pourrait être utile, voire nécessaire, à l’image de l’écologie ou de la lutte contre l’immigration massive, et ceux qui devraient relever de l’État français souverain, tant en matière économique que dans le domaine de la justice.
– Dernier point essentiel : les Français rejettent massivement l’immigration massive et ses suites. Pour 65 % des Français, il y a trop d’étrangers dans notre pays. Plus significatif encore, 61 % des Français jugent que les étrangers ne font pas d’efforts pour s’intégrer. En outre, ils ne sont que 40 % à penser qu’une stricte observance de la religion musulmane puisse être compatible avec les valeurs de la société française. Des chiffres éloquents qui témoignent d’une opinion raidie par la crise des « migrants », les heurts autour du camp de Grande-Synthe, les attentats terroristes ou les polémiques apparues autour du port du « burkini », du voile à l’université ou des pratiques religieuses au sein des entreprises.
À nous de bien comprendre ce que les Français nous disent. Après l’euphorie viendra la déception. Nous devons nous tenir prêts à mener la politique voulue par le peuple.

Dominique Bilde

Lien : http://www.bvoltaire.fr/que-disent-les-francais/

dimanche 9 juillet 2017

Valeurs communes en Europe : quand l’hôpital se moque de la charité !


Mardi 29 juin, le département thématique a présenté à la commission culture et éducation une étude intitulée : « L’enseignement de valeurs commune en Europe ». De valeurs communes il n’y en a en fait que deux : la démocratie et la tolérance. Svetoslav Malinov, député bulgare, a intelligemment fait remarquer que la démocratie n’est pas une valeur mais un régime politique et qu’il serait plus logique de mentionner les valeurs qui permettent à tous les citoyens d’œuvrer pour le bien commun via ce régime.

L’étude présentée contient quelques pages sur le cas français qui commence par un état des lieux : « Il existe un fort écart entre le discours (préconisant l'égalité des chances), la théorie (pas de sélection chez les jeunes) et la réalité (qui présente beaucoup d'inégalités) ». S’il est précisé que des cours d’éducation civique sont dispensés, l’étude reproche l’absence de d’apprentissage de la participation ‘active’ à la démocratie, et du développement d’une ‘attitude démocratique’. Cerise sur le gâteau, l’étude préconise « une pédagogie plus collaborative, plus participative, visant l’autonomie et une gestion faisant une plus grande place au débat pour les professeurs et les élèves », bref du pédagogisme.

Lors de la présentation, Helga Trüpel, députée écologiste allemande, a tenu à mentionner un article, qui serait paru dans la presse allemande, relatant que si certains citoyens ne se sentent pas français ce serait parce que la France n’a toujours pas fait son devoir de mémoire sur la guerre d’Algérie. Si l’assimilation est un échec, c’est parce que la France n’a pas suffisamment reconnu sa culpabilité. Rien que ça !

Voilà donc où en est l’Union européenne. Comme d’habitude, elle se saisit d’un sujet intéressant, choisit des concepts qui lui font perdre toute substance, préconise des solutions inadaptées et termine par un discours victimaire. Pendant ce temps, on peut toujours attendre pour que l’Union européenne adopte une approche « plus collaborative, plus participative, visant l’autonomie et une gestion faisant une plus grande place au débat » !

Mme Dominique Bilde
Député Français au Parlement Européen

lundi 3 juillet 2017

Communiqué : Malgré leur haine, nous nous battrons toujours pour eux !

Ce mardi 20 juin, était voté en commission culture du parlement européen, un avis sur l’application du droit d’auteur pour les rediffusions et retransmissions sur internet. Première étape avant que, dans quelques mois, les institutions européennes  émettent un règlement sur le sujet, auquel les droits nationaux devront se soumettre.

J’ai défendu la territorialité du droit d’auteur - c’est-à-dire son caractère national - face aux mondialistes qui souhaitent sa disparition. Je continuerai à le défendre, chaque fois qu’un texte sur le droit d’auteur sera présenté, comme de nombreux auteurs et artistes français en ont publiquement fait la demande pour la sauvegarde de leurs arts.

Je ne peux évidemment que regretter le manque de gratitude que bon nombre d’entre eux manifestent à l’égard de nos engagements politiques. J’ai été la seule à voter contre le texte final de mardi dernier, seule donc à défendre la survie de nos auteurs et artistes, et malgré cela, je sais que certains d’entre eux continueront de se présenter publiquement comme des opposants farouches au seul Front national.

Durant la campagne présidentielle, des artistes ont même soutenu publiquement Emmanuel Macron au travers de déclarations ou de tribunes, caricaturant notre parti avec le vocabulaire habituel : haine, repli sur soi, fermeture, racisme... Durant les présidentielles et les législatives, la SACD demandait aux élus de prendre des mesures pour défendre le droit d’auteur via deux tribunes (9 avril et 22 mai). A chaque fois, elle a estimé nécessaire de rappeler qu’elle condamne la haine et le repli sur soi.

Fidèles à nos convictions et loin de tout électoralisme, nous continuerons de défendre ces travailleurs français, même s’ils usent d’une célébrité acquise avec l’aide des contribuables pour nous honnir, quand ce n’est pas pour nous injurier.

Nous persévérons dans la défense des travailleurs en faisant du protectionnisme intelligent. Les artistes français, par ce que l’on nomme l’exception culturelle, bénéficie de subventions pour favoriser une production nationale et leur garantir la possibilité de vivre de leurs arts. Cette préférence nationale, nous souhaitons l’étendre à tous les secteurs fragilisées par une économie mondialiste forcément déloyale. Nous ne luttons pas seulement contre le dumping culturel, mais contre tous les dumpings car tel est le rôle de l’Etat.

Pendant que certains artistes feront campagne pour les mondialistes qui votent pourtant leur mort au Parlement européen, nous continuerons de les protéger malgré notre amertume, car tel est notre devoir !

Dominique Bilde