vendredi 3 août 2018

Bruxelles : migration libre et favorisée


Au moment où Matteo Salvini se montrait ferme face aux ONG qui jouent aux passeurs avec des subsides européens, les médias contre-attaquaient en chœur, avançant qu’il n’y avait plus de crise migratoire, que les flots s’étaient taris, qu’il ne s’agissait que d’accueillir à peine quelques centaines de migrants.

Étonnamment, ce 29 juillet, Libération, grand organe de la presse dissidente, nous apprend qu’ « Ils sont plus de 8 000  à la mi-juillet 2018 » à tenter de franchir la frontière entre la Bosnie-Herzégovine et la Croatie, et qu’ « ils pourraient être plus de 50 000 à tenter de transiter par le pays dans les prochains mois ». Qu’en serait-il si la crise migratoire avait perduré ?

Bruxelles souhaite la libéralisation des visas pour les Kosovars

Le maire de la ville de Bihac, proche de la frontière, l’avoue sans détour : « Nous avons peur de devenir Calais ». Il faut se rendre à l’évidence, l’immigration est une richesse, vous voyez bien que le modèle français s’exporte ! Visiblement, les habitants de cette ville en doute : ils se plaignent de ces migrants qui s’introduisent par effraction dans plusieurs maisons, qui tabassent sans raison et qui détruisent les cultures en traversant massivement les champs.[1]

Heureusement pour eux, Bruxelles prend le problème à bras-le-corps. Le 18 juillet dernier, la Commission européenne s’est montrée favorable à la libéralisation des visas pour les Kosovars à destination de l’espace Schengen. Maintenant que le parlement kosovar a ratifié l’accord de démarcation de sa frontière avec le Monténégro, Dimitris Avramopoulos, Commissaire européen aux Affaires intérieures ne voit plus aucune contre-indication.

Ce n’est pas comme si la région des Balkans occidentaux était une voie de transit massif, que cinq États membres de l’Union européenne n’avaient pas reconnu l’indépendance du Kosovo et que la Serbie, pays avec lequel ce territoire partage le plus de frontière, refusait totalement de reconnaître son indépendance depuis que celui-ci a fait sécession.

Les Balkans : terre de migration en tout genre

La région ne se contente pas d’être une terre de transit. Elle est aussi une terre de migration interne et une terre de départ.

Le contentieux qui occupe par exemple la Serbie et le Kosovo repose sur des migrations de populations conduisant à la revendication de possession d’un même territoire par deux groupes distincts : les Serbes et les Albanais. Et ces migrations n’ont pas pris fin avec la sécession du Kosovo.

C’est d’ailleurs ce qui a poussé, le 16 juillet, le président serbe, Aleksandar Vucic, à proposer à son homologue kosovar un échange territorial lors d’une réunion en présence de Frederica Mogherini, Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Vucic souhaite récupérer le nord du Kosovo, peuplé majoritairement de Serbes contre la région entourant la ville de Presevo, où vivent principalement des Albanais.

Si le président serbe, jugé ultra-nationaliste par les médias d’Europe de l’Ouest, est prêt à un accord conduisant à reconnaître le Kosovo dans les faits - sans toutefois le reconnaître sur le plan international - alors même que de nombreux Serbes, à commencer par ceux vivant au centre du Kosovo, y sont tout à fait opposés, c’est justement parce qu’il perd un peu plus chaque jour la partie du fait de l’immigration albanaise. Ayant une natalité plus forte, les Albanais n’hésitent pas à coloniser les territoires serbes. D’où l’urgence de définir des frontières. Le premier ministre kosovar, Ramush Haradinaj, sachant que le temps lui est favorable, a eu beau jeu d’arguer que la partition du Kosovo mènerait à la guerre.

Mais l’on pouvait tout aussi bien prendre l’exemple de la population albanaise en Macédoine. Les migrations internes aux Balkans occidentaux n’ont cessé depuis le démantèlement de la Yougoslavie qui a conduit à de massifs déplacements de population.

Terre de départ enfin : que ce soit la Serbie, le Monténégro, la Macédoine, le Kosovo ou bien l’Albanie, ou encore et surtout la Bosnie-Herzégovine (qui est passé de 4.3 à 3.7 millions d’habitants entre 1991 et 2005), tous ces pays candidats ou potentiellement candidats, ont un solde migratoire négatif. La population des Balkans qui était de 69 millions en 1980 serait aujourd’hui de 65 millions. La diaspora des Balkans est estimée à plus de 15 millions de personnes. Et si l’Albanie ne compte aujourd’hui que 3 170 000 habitants, le nombre d’émigrés depuis 1990 dépasse le million.

Ces pays sont donc marqués par un exil sans limite. Et cela n’est pas sans conséquence : on chiffrait par exemple en 2005 à 32.5% le nombre des personnes incarcérés en Italie originaires des Balkans.

Cette péninsule est un hub migratoire, région de transit, de déplacements internes et terre de départ. Viktor Orban l’a compris et protège sa population en rendant sa frontière sud tangible et sécurisée. Pendant ce temps, Bruxelles la fait voler en éclat en prônant la circulation libre et sans contrôle.


Dominique Bilde



[1] « Migrants : en Bosnie, la peur de « devenir Calais » », Libération, Mersiha Nezic, le 29 juillet 2018. Accessible à : http://www.liberation.fr/planete/2018/07/29/migrants-en-bosnie-la-peur-de-devenir-calais_1669607

mercredi 1 août 2018

Nos prisons sont des passoires !


Dans la nuit de dimanche à lundi, deux détenus roumains se sont évadés de la maison d’arrêt de Colmar. On serait estomaqué si le procédé avait été spectaculaire. Mais non, comme en 2006 et comme en 2013, dans cette même prison, ces deux personnes condamnées à plus de cinq ans de prison pour vols en réunion, se sont échappées par le toit.



On nous dit que les plafonds avaient été renforcés avec du béton, mais les détenus n’ont eu qu’à creuser le plafond de leur cellule pour accéder au toit via une gaine de câbles. On nous dit aussi que la fermeture de cette maison d’arrêt était déjà prévue, mais il faudra attendre 2021 pour que tous les prisonniers soient transférés dans le nouveau centre pénitentiaire de Lutterbach, dans la banlieue de Mulhouse.



Après l’évasion de Redoine Faïd on serait tenté de se demander si le gouvernement n’a pas programmé un plan vacances pour les détenus. Et après la prise en otage d’une infirmière psychiatrique au centre de détention de Salon-de-Provence dans le but d’obtenir un transfert, on pourrait penser que même les prisonniers ont droit à un plan mobilité. Décidément, ce gouvernement a d’étonnantes priorités.


Dominique Bilde

lundi 23 juillet 2018

Clientélisme dans les banlieues : « faites ce que je dis, pas ce que je fais »

Dans son discours pour sa politique des banlieues prononcé au mois de mai, Emmanuel Macron avait évoqué le clientélisme qui gangrène les banlieues. J’aurais aimé le croire sincère mais difficile de ne pas penser qu’il ne s’agissait pas là d’un énième coup de communication – tâche dont il est indéniablement l’expert.

Déjà, juste avant de se lancer dans la campagne présidentielle, toujours au sujet des banlieues, il avait déclaré : « on a fait trop de promesses, parfois aussi de concessions. Dans les deux cas, bien souvent par clientélisme ». Un avant-goût du parler cash présidentiel dans le but de marquer les esprits tout en faisant une lapalissade.

Il aura fallu attendre seulement deux mois pour que les actes viennent démentir la parole. Interrogé par Le Monde, Jacques Mézard, son ministre de la Cohésion des territoires, précisait : « les associations sont un élément-clé de l’action dans les quartiers. Nous allons leur donner un coup de main, notamment financier : quinze millions d’euros sont déjà fléchés dans le budget de 2019. Mais nous n’avons pas encore choisi lesquelles nous financerons. Nous allons commencer à aider dès cette année celles qui œuvrent pour l’insertion par le sport, comme Fête le Mur, de Yannick Noah. » Ainsi donc, on ne rechigne pas à mettre « un pognon de dingue » tant que c’est pour servir en premier les copains !

Comment oublier que l’ancien tennisman a soutenu Ségolène Royal puis François Hollande ? Faut-il rappeler que cet exilé fiscal avait même chauffé la salle pour le fameux meeting du Bourget durant lequel François Hollande avait fait de la finance son ennemi ?

Et outre le fait qu’on aimerait que le ministre de la Cohésion des territoires se préoccupe autant des possibilités sportives dans nos campagnes, que penser aussi de la primauté donnée au sport ? Certes, en ces temps de liesse, je ne nie pas les vertus qu’il peut avoir. Mais il est fantaisiste de croire que le sport est la solution. Dans ces quartiers où la carrière sportive est perçue comme seule échappatoire possible, n’avons-nous pas le devoir d’offrir d’abord quelque chose d’autre ? La majorité des jeunes qui y vivent ont surtout besoin d’un minimum d’instruction pour trouver du travail. Mais ils préfèrent leur donner des jeux.

Derrière cette excessive valorisation du sport comme facteur d’insertion, on croirait entendre le discours technocratique rappelant l’importance des « éducations non formelle et informelle » à côté de « l’éducation formelle », ce qui n’est rien d’autres que l’instruction.

L’Union européenne, sur ce sujet, n’est pas en reste. Via le projet « CORPLAY » elle confie à la pratique sportive chez les jeunes rien de moins que la mission de lutter contre « l’intolérance, la xénophobie et la discrimination » à l’aide d’une plateforme. Il est assez déconcertant de laisser penser qu’un guide méthodologique est l’outil adapté pour lutter contre les salafistes qui recrutent dans les salles de sport. Surtout alors que ce sont parfois les entraineurs eux-mêmes qui sont islamistes.

Tout cela est déconnecté de la réalité. La politique, c’est le sens des priorités, mais ce gouvernement s’en moque. Deux seules choses les intéressent : avoir la paix et être réélus. Pourtant, Michelet avait été clair : « Quelle est la première partie de la politique ? L’éducation. La seconde ? L’éducation. Et la troisième ? L’éducation. » Malheureusement, l’humble peuple dont il avait fait un si beau portrait, n’a pas de politiques à son service, seulement des politiciens.


Dominique Bilde
https://www.rassemblementnational.fr/tribunes-libres/clientelisme-dans-les-banlieues-faites-ce-que-je-dis-pas-ce-que-je-fais/ 

mardi 17 juillet 2018

Présidence autrichienne de l'UE : l'heure du réveil !



L'Autriche prend la présidence de l'UE pour 6 mois avec Sebastian Kurz qui choisit comme thème de sa présidence "l'Europe qui protège". Faisant ainsi de la lutte contre l'insécurité et l'immigration illégale des priorités. Partout le souverainisme gagne du terrain !



jeudi 12 juillet 2018

La situation des surveillants de prison se dégrade





Attaques à l'arme blanche, menaces, intimidations, voilà le quotidien des surveillants de prison !
Macron a trahi ses promesses, et abandonne nos gardiens aux détenus islamistes.
D'ici 2020, 450 détenus radicalisés dont une cinquantaine de terroristes seront relâchés !