jeudi 27 novembre 2014

Intervention de Dominique Bilde au Parlement Européen : Sidérurgie

75 - Industrie sidérurgique de l'Union : protection des travailleurs et des entreprises
26/11/14  - 22h30
Déclaration de la Commission
2014/2976(RSP)
 
Monsieur le Président,
Chers collègues,

63 ans après l'entrée en vigueur de la CECA, la situation de l'industrie sidérurgique en Europe est aujourd'hui catastrophique. Cette Déclaration de la Commission n'est qu'une énième déclaration, remplie de bonnes intentions et de vœux pieux.
 
"Renforcer la compétitivité et promouvoir l'innovation", voilà une formule intéressante mais qui ne sera suivie d'aucun effet concret et ne résoudra donc en rien les maux qui touchent cette industrie.
 
L'industrie sidérurgique européenne employait encore plus d'un million de personnes au début des années 70. En 2014, elle n'en emploie plus que 360 000.
En France, la production d'acier dans les années 1980 atteignait les 24 millions de tonnes.
En 2013, elle n'est plus que de 13 millions, soit une chute de près de 40%.
L'Union européenne joue au pompier pyromane tentant d'éteindre avec un dé à coudre à demi plein, l'incendie qu'elle a elle-même allumé. Voilà la vérité.
 
Alors même que des analyses et études prévoient que la demande mondiale d'acier devrait augmenter de 2,3 milliards de tonnes d'ici 2025, la sidérurgie européenne s'est effondrée, nos sites de production fermant les uns après les autres, laissant chaque année sur le carreau des milliers de travailleurs comme dans ma région Lorraine ou les politiques sont revenus cette semaine sur les lieux du crime.
 
La cause de ce cataclysme? La politique économique ultralibérale, la disparition des frontières nationales et la concurrence libre et non faussée exigées par Bruxelles.
 
Grâce à vous, la Chine et l'Inde peuvent se frotter les mains! Comment en effet, la France pourrait-elle rivaliser face à ces pays à bas coût de production?
 
Il est désormais clair que cette Union européenne, technocratique, soumise aux marchés financiers et au dogme de la monnaie unique, ne souhaite absolument pas une ré-industrialisation de la France.
Merci
 
 

1 commentaire:

  1. Bien sûr, quand on laisse entrer librement la concurrence étrangère, les nationaux sont les premiers à en pâtir. Pourtant, on reproche souvent à certains pays leur lourdeur administrative. Maintenant, je pense que c'est un excellent moyen de protéger l'économie nationale contre l'invasion étrangère.

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