mercredi 9 mars 2016

Communiqué - Kosovo : un nouveau scandale jette une fois de plus l’opprobre sur le processus d’adhésion à l’UE

Les cloches de la réalité sonnent une nouvelle fois aux oreilles des idéologues de Bruxelles mais les entendront-ils ? Alors qu’il y a à peine deux semaines, le Parlement européen votait comme un seul homme en faveur du processus d’intégration à l’UE du Kosovo, on apprend aujourd’hui que le nouveau Président de ce territoire, l’un des anciens chefs de « l’Armée de libération du Kosovo » (UCK), la guérilla albanaise, est soupçonné de crimes de guerre envers les minorités serbes.

Les dirigeants européens ne pourront pourtant pas feindre la surprise concernant le Président du Kosovo : Hashim Thaçi, avait déjà été mis en cause fin 2010 dans un rapport du Conseil de l’Europe, rédigé par le parlementaire suisse Dick Marty. M. Thaçi serait notamment responsable d’un des plus grands trafics d’organes humains qui aurait fait quelques 500 victimes serbes, lesquels, après avoir été emprisonnés puis conduits en Albanie, étaient sauvagement exécutés par les responsables de la guérilla albanaise.

Malheureusement, les députés patriotes au Parlement européen sont encore coupables d’avoir eu raison trop tôt. Lors du vote sur l’adhésion du Kosovo, nous avions déjà mis en garde nos collègues euro-béats sur les dangers que ferait peser sur l’UE l’adhésion d’un territoire aux prises à de multiples instabilités, corruption, narco-trafic, et sur la nécessaire reconnaissance des crimes d’épuration envers les Serbes dont s’est rendue coupable l’UCK à fin des années 90, le tout sous le silence complice de l’OTAN.

L’Union européenne, qui se rêve en mère patronnesse des droits de l’homme, ferait bien de balayer devant sa propre porte avant de continuer à distribuer des certificats de moralité au reste du monde.

Mme Dominique Bilde
Député Français au Parlement Européen


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