jeudi 3 novembre 2016

Non à la propagande de l’Union européenne !


Non contente de chanter les louanges du multiculturalisme qui sort l’Europe de l’Histoire, les élites bruxelloises entendent rééduquer politiquement les enfants européens. Dans un rapport voté en assemblée plénière du Parlement européen le 17 avril 2016, les eurogagas de droite comme de gauche ont décidé de tout mettre en œuvre pour lutter contre la progression du sentiment « eurosceptique »…

Au menu, un programme que n’aurait pas renié le Big Brother de 1984 : augmentation des programmes européens de libre circulation et de liberté de circulation – ce qui ne manquera pas d’aider les migrants clandestins -, approfondissement de l’harmonisation des programmes scolaires, renforcement de la citoyenneté européenne, opérations pour « contrer la propagande anti-européenne et la désinformation », cours de décryptage de l’information pour que les enfants sachent distinguer les « bons » des « mauvais » médias, soutien financier de l’Union à toutes les initiatives favorisant le dialogue dit « interculturel ».

L’Union européenne joue un jeu particulièrement dangereux. En voulant condamner au silence les opinions dissidentes, elle prend le risque de voir émerger des mouvements radicaux. Les grands ensembles politiques ont besoin de respiration. Si les politiques de l’Union sont mal-aimées, c’est peut-être parce qu’elles ne correspondent pas aux attentes des peuples.

Non élus, les exécutifs de l’Union européenne n’ont pas de légitimité politique, historique ou identitaire. Toutes ces intrusions dans les politiques éducatives des États membres, qui sont leurs prérogatives exclusives, n’auront pas d’autre effet que d’augmenter le ressentiment à l’égard de l’Union.

La priorité de l’école reste toujours d’instruire les enfants, de leur transmettre un ensemble de bagages qui forment le corpus de l’honnête homme, ces savoirs fondamentaux sans lesquels un adulte ne peut accomplir pleinement sa vie. L’Union européenne est une machine à édicter des règles liberticides, par ailleurs le plus souvent stupides. Atteints de folie normative, les fonctionnaires européens sont déconnectés des réalités d’existence des habitants du continent, beaucoup plus préoccupés par le chômage endémique des jeunes que par les bons sentiments débilitants des Verhofstadt, Juncker et autres Daniel Cohn-Bendit.

Remettant en cause les valeurs cardinales de l’Union européenne que sont le pluralisme et la liberté d’expression au nom du projet millénariste européen du grand marché, l’Union oublie qu’elle n’est qu’un nain politique de moins en moins capable d’exporter ses spécificités culturelles à mesure qu’elle dilue ce qui la constitue dans un grand tout uniforme. Paradoxalement, les États membres alliés autour de projets politiques précis sauront mieux défendre la culture européenne qui les réunit que cette machine administrative sans âme. C’est ce que je défends au sein du Front national

Mme Dominique Bilde

Député Français au Parlement Européen


Lien : http://www.bvoltaire.fr/dominique-bilde/non-a-la-propagande-de-lunion-europeenne,291350

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