lundi 25 décembre 2017

Joyeux Noël !



Je vous souhaite un joyeux et saint Noël, à vous et à vos familles ! Bien plus qu'une simple tradition, Noël est le jour de la naissance du Christ, moment que ce système consumériste voudrait que nous oubliions.

jeudi 21 décembre 2017

Brexit : un catastrophisme européen en forme de désinformation

Souvenez-vous : c’était en septembre de cette année, Benjamin Griveaux flambait à la City de Londres pour vanter les atouts de la place financière de Paris. Un objectif louable, certes. Mais derrière les promesses et les roulements d’épaule du requin du gouvernement Macron, pas grand-chose d’autre que du vent. L’événement était médiatisé, savamment mis en scène pour servir l’habile communication à laquelle l’exécutif « en marche » nous a habitués : entretiens divers avec des responsables d’institutions financières, rencontre avec des entrepreneurs français du secteur financier, déjeuner avec des investisseurs institutionnels, interviews sur les télés Sky News, puis sur la BBC, échanges avec la presse britannique et avec la communauté française, etc.
Bref, le grand jeu, la parade du paon pour attirer ceux qu’il convient désormais d’appeler les « brefugees ». Mais, au juste, qui sont ces réfugiés économiques qui fuient la Grande-Bretagne pour rejoindre la France, baluchon Hermès dans le dos tels des Oliver Twist qui auraient passé leur scolarité à Eton plutôt que dans les rues du Londres malfamé d’autrefois ? Le Financial Times a un début de réponse : pas grand monde ! Dans une enquête publiée mardi 12 décembre, l’exode ne concernerait que 4.600 personnes et non les dizaines de milliers annoncées par quelques fantasques experts favorables à l’Union.
Pis, ces modestes chiffres profiteraient surtout à la Bourse de Francfort, grande rivale de la Bourse parisienne. En réalité, les catastrophistes jouaient à leur jeu favori, qu’on peut résumer en un mot rentré dans le langage courant : désinformation. Les clients des grandes banques britanniques n’ont, en effet, nullement l’intention de déménager, obligeant de fait les employés à rester à la City.
Avant le référendum de sortie de l’Union organisé par David Cameron, avec le résultat que l’on sait à l’arrivée, le PDG de JP Morgan hurlait à qui voulait bien l’entendre qu’il déplacerait 4.000 employés de Londres vers d’autres grandes Bourses européennes. Résultat ? À peine 700 emplois de JP Morgan seront délocalisés d’ici au moins d’avril 2019. Des chiffres comparables sont avancés pour Goldman Sachs ou la HSBC.
Reste néanmoins une inconnue : les négociations du Brexit toujours en cours pourraient concerner les services financiers. Évidemment, en cas d’interdiction d’accès à l’Europe pour les banques installées à Londres, l’exil pourrait être plus massif. Nous en sommes encore bien loin ! En outre, ce courant risque de profiter une fois de plus à Francfort, donc à l’Allemagne, qui a une longueur d’avance sur notre pays. Du moins à l’heure où j’écris ces lignes.
Députée européenne, j’œuvre pour le bien de la France et la vérité. Si nous pouvons attirer des capitaux, je dirais banco. Pas au prix de mensonges sur les conséquences du Brexit tendant à discréditer l’éventualité que la France renégocie les traités qui la lient à l’Union européenne. Pas en cautionnant la publicité infondée que se fait un gouvernement prompt à s’attribuer des victoires qui n’en sont pas.


http://www.bvoltaire.fr/brexit-catastrophisme-europeen-forme-de-desinformation/

Les Balkans dans l'UE : c'est pour demain !


Tenu au mois de juillet de cette année à Trieste (Italie), le quatrième sommet annuel du « Processus de Berlin » se fixait pour objectif de piloter les discussions en vue de l’établissement d’un Marché commun entre l’Albanie, la Bosnie, le Kosovo, la Macédoine, le Monténégro et la Serbie. Une coopération régionale renforcée en forme de sas d’entrée dans l’Union européenne. D’ailleurs, le commissaire européen Johannes Hahn l’a clairement laissé entendre dans un entretien accordé au pure player serbe B92 : « Notre engagement est aussi fort qu’avant. »
Le sous-entendu évident pourrait se traduire par « Nous ferons tout pour que les Balkans soient rapidement intégrés à l’Union européenne pour élargir encore un peu plus le marché unique », n’en déplaise aux États membres et à leurs citoyens. Il fallait comprendre, dès le départ, que le « Processus de Berlin » n’était pas une fin, mais bien un moyen. Pour l’heure, seule la Croatie a pu rentrer dans l’Union et atteindre les standards d’admissibilité. Nul doute, pourtant, que ceux-ci devraient encore une fois être abaissés pour accélérer l’arrivée des États issus de l’atomisation de feu la Yougoslavie, comme les instances eurocratiques l’avaient déjà fait dans les cas de la Bulgarie, de la Roumanie ou bien de Chypre.
Qu’avons-nous à gagner à pareille opération ? Rien, mais nous avons beaucoup à y perdre. D’ailleurs, Ubu semble roi dans l’Union européenne de 2017. Ainsi, les feux rouges sont devenus des feux verts pour le think tank OBC Transeuropa qui juge que les Balkans doivent être rapidement intégrés, non pas parce qu’ils ont progressé, mais parce qu’il faudrait les sauver des nombreux fléaux qui les menacent, tels que « des industries en déliquescence, l’emballement de la dette extérieure, un taux de chômage élevé, des investissements insuffisants, une administration pléthorique ». Ajoutez à cela des problèmes institutionnels graves, des législations en deçà des standards européens, une corruption endémique, le non-respect des droits de l’homme ou des tensions politiques qui pourraient dégénérer entre le Kosovo et la Serbie !
Des problématiques majeures qui ne seraient pas complètes sans évoquer les difficultés que pose la présence d’un islam djihadiste au Kosovo et en Bosnie, voire dans certaines franges de la population albanaise, trois pays soumis aux influences des grands Frères musulmans du Moyen-Orient, et surtout au paternalisme de la Turquie d’Erdoğan pour laquelle ces régions sont naturellement destinées à revenir dans le giron d’Istanbul, sortes d’enclaves ottomanes ou de marches au cœur du continent européen !
Emmanuel Macron peut gesticuler sur « l’Europe à plusieurs vitesses », les vrais décideurs s’en moquent. Au Parlement européen, les députés votent en chœur tous les rapports proposant une plus grande intégration, une extension sans fin du domaine du marché unique. C’est, du reste, la volonté de Jean-Claude Juncker, l’actuel président de la Commission européenne, militant pour une Europe des 32 : « Le fossé entre l’Ouest et l’Europe centrale risque de se creuser davantage. Il est préférable de jeter des ponts entre eux. » Pour lui, comme pour les députés français du Parlement européen qui votent toujours favorablement, droite et gauche ensemble, à l’exception de vos députés du groupe Europe des nations et des libertés (ENL), les choses sont simples : tous les pays de l’Union ont vocation, à plus ou moins brève échéance, à rejoindre l’euro, l’Union bancaire, l’espace Schengen, la défense ou la coopération policière. Vous voilà prévenus !


http://www.bvoltaire.fr/balkans-lunion-cest-demain/

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En Meuse comme ailleurs, nos villages se meurent

C’est désormais acté : le Conseil départemental de la Meuse a décidé la fermeture de trois collèges. À Montiers-sur-Saulx, Varennes-en-Argonne et Dun-sur-Meuse, les établissements n’accueilleront pas d’élèves à la rentrée 2018.
Si l’on regarde les chiffres, c’est implacable : cela ne concerne que 300 élèves. Quant aux bâtiments ils sont dans un triste état. Le site de Varennes est même constitué de bâtiments préfabriqués. Quant aux trois collèges de Bar le Duc dont les effectifs sont en chute libre, ils ont seulement le droit à du sursis.

Où est le problème ? Cela semble relever du bon sens que de regrouper les élèves afin qu’ils disposent d’un meilleur encadrement, d’un meilleur environnement et que cela coûte moins cher au département. Oui mais voilà, derrière les chiffres, il y a la réalité humaine. Un collège qui ferme, c’est un peu moins de vie dans le cœur d’un village, des trajets plus longs pour certaines familles, un arrêt qu’on ne fait plus chez le commerçant voisin de l’établissement, un professeur qui déménage, voire une famille entière.

Parce que ce phénomène ne doit pas être pris isolément. Dans ces mêmes villages les petits commerces meurent, le marché n’a plus lieu depuis longtemps, les agriculteurs déconseillent à leurs enfants de prendre leur suite, le médecin parti à la retraite n’a pas été remplacé, la poste ferme parfois et la gare la plus proche est de moins en moins desservie. Bref, comme le dirent les villageois qui ont manifesté : « c’est la mort de la ruralité ». La fermeture de ces trois collèges n’en ait qu’un signe supplémentaire.

Qui est responsable ? On parle d’exode rural, cela existe. Montiers-sur-Saulx a ainsi vu passer sa population passer de 1400 habitants dans les années 1860 à 450 au début des années 2000. Mais depuis la population est stable, comme elle stable à Varennes-en-Argonne depuis les années 1930.

En réalité, la population souhaite généralement rester, certains même aimeraient s’y installer. Mais quand il n’y a plus de services de proximité, qu’il faut faire des kilomètres pour le moindre besoin, alors ce n’est tout bonnement plus vivable.

Les pouvoirs publics sont coupables. Le « plan numérique éducatif en collèges » décidé par le Conseil départemental est-il réellement une priorité ? Une imprimante 3D en cours de technologie est-elle vraiment nécessaire ? Pendant ce temps, les métropoles saturées dépensent des milliards pour lutter contre les conséquences de la surpopulation. « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes ».

jeudi 14 décembre 2017

UE : l’obsession de la mobilité


Communiqué de Dominique Bilde


On connaissait déjà l’obsession de Bruxelles pour la mobilité, prétendant que la meilleure solution au chômage serait de rendre les travailleurs mobiles afin qu’ils se déplacent en fonction du marché de l’emploi. Tout doit y concourir. Erasmus+ doit ainsi apprendre à tout Européen à vivre à l’autre bout de l’Europe. Europass doit faciliter la recherche d’un travail au-delà des frontières nationales à l’aide d’un CV à la forme identique pour tous. Bref, l’idée est de faire de nous tous des travailleurs détachés.

Cette mobilité n’est pas au service des travailleurs mais au service des entreprises. Elle ne concerne d’ailleurs pas seulement ceux qui recherchent du travail mais aussi ceux qui sont en poste. Un exemple : l’UE envisage de contraindre tous ses fonctionnaires interprètes basés à Strasbourg d’accepter une mutation à Bruxelles. Peu importe qu’eux et leurs familles y soient installés depuis de nombreuses années, ils paieront le prix d’une mauvaise gestion conduisant le Parlement à siéger à la fois à Strasbourg et Bruxelles. Si l’on ne parle plus de liberté de circulation comme autrefois, mais de « mobilité », c’est tout simplement parce que celle-ci n’est plus choisie mais imposée.

Le dogme est tellement puissant que la « mobilité » devient aussi obligatoire sur le plan professionnel. Le Secrétariat général entend par exemple rendre obligatoire à partir de janvier le changement de poste aux agents permanents des institutions de l’UE en charge de la gestion interne, communément appelés Assistants (AST), lorsqu’ils sont au même poste depuis au moins 7 ans. Peu importe que vous soyez satisfait de votre poste ou que l’on soit content de votre travail, il faut bouger.


A l’heure où l’idéologie du bougisme est remise en cause, l’UE nous ferait-elle une crise de spasmophilie ?

mercredi 13 décembre 2017

Pourquoi l’élection de Laurent Wauquiez ne change rien !

Le paysage politique hexagonal fait peine à voir. Les Républicains sont en train de s’effondrer, dépouillés par Emmanuel Macron d’une bonne partie de leurs cadres, à commencer par le « constructif » Thierry Solère. Demain, ce sera peut-être au tour d’Alain Juppé de mettre les voiles, histoire de créer à l’occasion des prochaines élections européennes, le grand rassemblement du centrisme europhile dont ils rêvent tous en secret depuis trente ans. L'élection de Laurent Wauquiez à la tête des Républicains a même entrainé le départ d'un cadre important comme Xavier Bertrand, actuel président de la région des Hauts-de-France.

Quant à la gauche, elle est littéralement atomisée, lancée dans une course à la radicalité. À l’Assemblée nationale, les sbires de Mélenchon multiplient les positions provocatrices et outrancières. Ainsi de Danièle Obono qui défend ouvertement les réunions publiques excluant les blancs, de Jean-Luc Mélenchon se joignant à Edwy Plenel pour dénoncer les moins islamophiles qu’eux ou d’Adrien Quatennens qui souhaite naturaliser tous les immigrés clandestins travaillant en France.

Dans ce chaos politique, nourri par les renoncements de la droite et les outrances de la gauche, le Front National reste un point d’ancrage pour tous les amoureux de la France. Fidèle à une ligne claire, notre formation politique est en train de se restructurer sans pour autant renier ses fondamentaux. Nos adhérents sont présentement consultés sur les questions qui les intéressent pour que la démocratie interne puisse s’exprimer, faire jaillir un programme rénové susceptible de répondre aux terribles défis qui nous font face. Car, n’en doutez pas : Emmanuel Macron vous décevra.

Marine Le Pen a, lors du débat de l’entre-deux-tours, dénoncé le rôle pervers de l’actuel Président dans la vente d’Alstom énergie. Un exemple parmi tant d’autres des maux qui affligent notre pays, et contre lesquels l’exécutif n’entend pas lutter, tout entier acquis à l’idéologie du libre-échangisme mondialisé, qu’il soit humain ou économique. Ils promettaient de créer des emplois, ils en détruisent. Ils promettaient une renaissance industrielle, ils cassent notre outil productif. Les promesses n’engagent décidément que ceux qui les tiennent.

À l’identique, Emmanuel Macron peut toujours gonfler ses muscles face à une marocaine voilée lors d’une visite aux Restos du Cœur, cela ne sera pas suivi d’effets. Il n’a pas les moyens policiers et logistiques pour éloigner les clandestins, ainsi que l’ont rapporté récemment les Sénateurs de la Commission des lois. Parader en Afrique ne suffira pas à retenir les centaines de milliers de candidats au départ qui se trouvent de l’autre côté de la Méditerranée ! Seule une politique de réelle fermeté le pourra.



Les sympathisants des Républicains devraient s’interroger : pourquoi continuer à voter pour un parti qui n’a pas vos convictions, et dont le seul argument qui est le « vote utile », n’est plus qu’un lointain souvenir ? Les Républicains ne pourront pas déloger Emmanuel Macron en restant seuls. Quel est donc l’intérêt de voter pour une droite molle qui n’est même plus « de gouvernement » ?

Dominique Bilde