jeudi 12 janvier 2017

Ecrouves : Soutien aux surveillants pénitentiaires face au manque de moyens criant

Mardi 10 janvier, une trentaine de surveillants manifestaient devant la prison d’Ecrouves près de Toul contre une récente réforme qui maintient davantage les détenus en cellules toute la journée. En effet, depuis le début de la réforme, le nombre de places en "régime contrôlé" à Ecrouves est passé de 30 à 70, sur un total de 270.

Si de prime abord, on ne pourrait que se féliciter que les détenus ne puissent pas circuler à leur guise dans les prisons puisque cette dernière doit rester comme le lieu où ceux-ci doivent purger leur peine, les risques pour le personnel et le manque criant de moyens doivent nous interpeller.

En effet, les agents s’exposent à des risques d’agressions sans avoir les moyens d’y faire face. Les préconisations nationales demandent à ce que les agents travaillent en binôme (non isolés comme ici) s’ajoute à cela un manque d’effectifs de 13 agents sur le site obligeant chaque agent à faire plus de 300 heures supplémentaires par an.

Au niveau local comme au national, nous demandons à ce que les surveillants pénitentiaires soient écoutés et associés aux décisions.

Plus généralement, chaque année déjà 100 000 peines de prison ne sont pas effectuées et le plan de Jean-Jacques Urvoas annonçant la construction de 10 000 à 16 000 nouvelles cellules d’ici au 1er janvier 2025 apparaît largement insuffisant. Il faut aussi traiter la surpopulation carcérale à l’image de ce que fait la Suisse avec des accords bilatéraux pour que les étrangers condamnés purgent leur peine dans leur pays d’origine.

Enfin, il est désormais urgent de mettre en œuvre un véritable plan carcéral avec la création de 40 000 nouvelles places de prison à minima et l’augmentation des moyens dédiés à la justice et à nos forces de l’ordre. Il s’agit d’appliquer la tolérance zéro et en finir avec l’impunité et le laxisme institutionnalisés par les gouvernements de gauche comme de droite et permettre ainsi plus de sécurité pour les agents et des conditions de détentions décentes.

Mme Dominique Bilde
Secrétaire Départementale du FN54
Député Français au Parlement Européen

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