vendredi 24 novembre 2017

Immigration clandestine : Macron ne pourra pas tenir ses promesses !

La Commission des lois du Sénat vient de lâcher une bombe, prédisant que l’exécutif sera bientôt « dans l'incapacité de tenir ses engagements en matière d'éloignement » des clandestins. Emmanuel Macron peut bien fanfaronner devant les caméras, prétendant à qui veut bien l’entendre que les immigrés qui ne sont pas en danger dans leur pays ont vocation à « rentrer dans leur pays », la réalité est bien différente pour qui connaît un peu les ficelles de la gestion de l’Etat. Les Sénateurs de la Commission des lois ont ainsi déclaré que « si le Président de la République a annoncé, le 15 octobre 2017, son intention d'expulser les étrangers en situation irrégulière ayant commis un délit, son gouvernement n'y consacre pas les moyens nécessaires ». En effet, le projet de loi de finances pour l’année 2018 ne prévoit le budget que pour 14.500 éloignements forcés, soit moins qu’en 2014 et 2015 !

Rapportés par Le Figaro, les propos du sénateur Buffet feraient même froid dans le dos, ce dernier jugeant que la lutte contre l’immigration irrégulière est toujours le maillon faible de la politique migratoire : « 92.076 mesures d'éloignement ont été prononcées en 2016 et seules 18 % d'entre elles ont été réellement exécutées, soit par un éloignement spontané, soit par un éloignement aidé, soit par un éloignement forcé. Pour cette seule année 2016, 75.587 personnes se sont maintenues sur le territoire français malgré la mesure d'éloignement prononcée à leur encontre. » Des chiffres calamiteux qui ne devraient pourtant pas évoluer à la hausse, compte tenu du faible budget prévu par le binôme Macron – Philippe.


Les rodomontades d’estrade ne suffisent plus : place aux actes ! Et ces actes, Emmanuel Macron ne sera pas en mesure de les accomplir. D’abord parce qu’il est soumis à des contraintes internationales desquelles il ne peut pas se défaire, et contre lesquelles ils n’envisagent pas de rendre les décisions qui s’imposent, tant les refus des mesures d’éloignement par certains pays (Maroc et Tunisie notamment) que les difficultés inhérentes à l’application des accords de Dublin, qui ont été bafoués à plusieurs reprises par l’Allemagne. Enfin, les effectifs dédiés à l’éloignement des étrangers en situation irrégulière sont insuffisants et n’ont pas assez de moyens pour accomplir correctement leur mission.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire