jeudi 26 octobre 2017

Abdelkader Merah : surtout pas d’amalgame !


L’audition d’Abddelkader Merah, frère aîné de Mohammed de sinistre mémoire, a montré à qui voulait encore l’ignorer ce qu’est un véritable islamiste, formé dans les madrasas à la littérature coranique et aux hadiths. Jouant de subtilités sémantiques pour mieux cacher sa vraie pensée, ses croyances, il a ainsi répondu à la question des juges « Pratiquez-vous un islam radical ? » : « Non, je pratique un islam orthodoxe et je suis contre la lutte armée ». Pourtant, à l’occasion d’interrogatoires musclés, sa personnalité ressurgit et les arguments viennent à lui manquer. Notamment quand l’accusation lui a demandé s’il assumait, avoir dit au sujet de son frère qu’il avait eu « une belle mort » susceptible de le conduire au « paradis », parce qu’il avait « lutté contre l’ennemi » et que « l’ennemi c’est la France », se contentant d’expliquer avoir tenu de tels propos sous « le coup de la colère » et être désormais gagné aux prêches du « savant » saoudien Khaled Al Rashed.

Ledit Khaled Al Rashed n’est pourtant pas un modéré, déclarant après la publication de caricatures du prophète de l’islam Mahomet au Danemark : « lls nous ont asséné un coup en plein coeur (…). Et ce ne sont pas les premiers (…) Ils ont franchi les limites parce qu’ils n’ont trouvé personne pour les châtier (…) Qui va châtier/tuer aujourd’hui les ennemis d’Allah ? ». Amusant de constater que le prévenu Merah prétend condamner les actes terroristes de son frère sur la base d’écrits d’un penseur de l’islam radical, qui appelait aux meurtres des dessinateurs danois. Etonnant aussi de lire qu’Abdelkader Merah considère que son frère a simplement « brûlé les étapes », reconnaissant par ailleurs que le djihad est un devoir du musulman pieux et que la loi d’Allah est plus importante que celle de la République !


Qu’Abdelkader Merah soit un islamiste, nous le déduisons de ses discours au tribunal. Qu’il soit complice de son frère, nous pourrions le déduire des faits. L’homme écoutait des enregistrements audios d’Al Qaïda en 2012, année de commission des crimes terroristes de son frère.

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