samedi 14 octobre 2017

Centrales nucléaires : attention danger !

Le 12 octobre, aux alentours de 5h37 du matin, des individus se sont introduits par effraction sur le site de la centrale nucléaire de Cattenom, dans le département voisin de la Moselle. Ils ont été interceptés quelques minutes plus tard, à 5h45. Dans un communiqué de presse, EDF a indiqué que les individus en question avaient été « détectés » par « les équipes de sécurité du site et le peloton spécialisé de protection de la gendarmerie », mais aussi qu’ils seraient « toujours restés à l’extérieur des bâtiments et hors zone nucléaire », sans que leur expédition n’ait eu d’impact sur la sûreté des installations. Si le ton de cette déclaration se veut rassurant, la sécurité des centrales nucléaires inquiète et interpelle.

En effet, contrairement à ce que les pouvoirs publics avancent, l’ONG Greenpeace affirme que les centrales nucléaires françaises ne sont pas invulnérables aux attaques terroristes. Au terme d’une enquête longue de dix-huit mois, un rapport commandé ar Greenpeace, réalisé par un collège d’experts internationaux des questions nucléaires et du terrorisme, ont identifié les failles de sécurité des sites abritant des centrales nucléaires en France. Leurs conclusions font froid dans le dos, comme le résume Yannick Roussel, en revenant sur la faible protection des bassins de stockage des combustibles usés sont protégés par des murs d'enceinte de 30 centimètres d'épaisseur :

"Si quelqu'un décidait de faire un trou dans ces piscines, en utilisant un moyen artificiel type un avion, ou autre chose comme cela, un trou dans la piscine amènerait à une fusion des combustibles qui amènerait à un accident nucléaire majeur. On pourrait avoir des scénarios supérieurs aux conséquences de Fukushima"

Par ailleurs, Greenpeace a dénoncé le laxisme d’EDF, dont le « triple système de surveillance » paraît tout à fait insuffisant comme l’a encore prouvé l’intrusion du 12 octobre sur le site de Cattenom… Evidemment, il ne faut pas verser dans la paranoïa mais bien prendre conscience que nous n’en faisons pas assez et que les risques sont potentiellement énormes, sinon inimaginables. Et ce d’autant plus que nous ne connaissons qu’une version du rapport expurgée de ses conclusions les plus anxiogènes.

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